Un peu d’histoire

Issu du démembrement de la Seine et Oise en 1964, formé à partir de l’ancien arrondissement de Pontoise, auquel ont été retirés deux cantons urbains de l’est – Aulnay-sous-Bois, Le Raincy –et adjoint à l’ouest le canton rural de Magny-en-Vexin, ainsi qu’au sud le canton urbain d’Argenteuil, le département du Val-d’Oise correspond à 3 pays : A l’ouest, le Vexin français bordé par l’Epte, à l’est la Vieille France (ou Plaine de France) séparés par l’Oise et au sud, le Parisis, bordé par la Seine. Le centre du département est très boisé (forêts domaniales de Carnelle, de l’Isle-Adam et de Montmorency).

L’histoire a peu pesé sur le département. Certes, à Saint Clair sur Epte, fut signé en 911 le traité authentifiant la frontière avec la Normandie. Le XIIème siècle voit la naissance de Philippe Auguste à Gonesse et le séjour d’Héloïse à Argenteuil, le milieu du XVIIème la mort de Savinien de Cyrano dit de Bergerac à Sannois, le XVIIIème le passage de Jean-Jacques Rousseau à Montmorency, l’exil à deux reprises du Parlement de Paris à Pontoise, ainsi que la première expérience réussie du télégraphe Chappe à Saint-Martin-du-Tertre.

Mais, c’est à la fin du XIXème siècle que le Val-d’Oise doit sa renommée à de nombreux peintres : Van Gogh à Auvers-sur-Oise, Pissaro et Cézanne à Pontoise, Manet, Monet et Renoir à Argenteuil, Utrillo à Sannois.

En 1963, Taverny entre dans l’histoire militaire en devenant un maillon essentiel de la dissuasion nucléaire.

La construction de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise à partir de 1969, et l’ouverture de l’aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy en 1974 structurent désormais l’image du Val-d’Oise. L’année 1973 restera gravée dans les mémoires avec la chute du Tupolev 144 lors d’une exhibition sur Goussainville, de même que l’an 2000 avec, le 25 juillet le crash d’un Concorde d’Air France sur un hôtel de Gonesse.

Plusieurs monuments témoignent du passé : les abbayes cisterciennes de Maubuisson – fondée par Blanche de Castille – et de Royaumont – fondée par son fils Saint-Louis -, les châteaux de la Roche Guyon, Villarceaux et Ecouen – jadis Maison d’éducation de la Légion d’Honneur, depuis une vingtaine d’années Musée national de la Renaissance .